mercredi 2 décembre 2009

Le bonheur tient à trois fois rien...

Le bonheur tient à trois fois rien… Un apéro entre copines, un coup de fil à son amoureux, une crêpe au fromage sur le chemin de la maison….

Trois fois rien et tellement tout… Imaginez… Les copines non disponibles, l’amoureux qui ne répond pas et la crêpe au fromage qui vous glisse entre les doigts… Vous êtes désormais éligible au post de l’année sur le célèbre site www.vdm.fr (vie de merde.com).

Le bonheur tient à trois fois rien. Et rien de tel qu’une soirée entre filles pour percer certains des grands mystères de la psychologie humaine… Enfin, le croit-on après la troisième tournée de demi pêche … Tout médecin avant de rediriger vers un psy devrait au préalable prescrire un traitement à base de soirées entre filles hebdomadaires ! Vrai lien social, expiatoire du quotidien, la soirée entre filles agit comme la pincée de sel sur les légumes bouillis.

Elle nous permet notamment de se rassurer sur nos lubies, celles que nous n’osons pas partager, et que quelques verres d’alcool nous font raconter sans honte et avec force détails… Elle nous apaise dans nos angoisses existentielles et agit parfois mieux qu’une décennie de psychothérapie. Pourquoi ? Parce qu’au détour d’une confidence sur les petites manies de Juliette, on en oublie son nombrilisme, son symptôme de l’imposteur, son manque d’assurance. On partage ses petites histoires du quotidien et on se rend compte que non, on n’est pas seule.

On s’étonne lorsque Brigitte nous avoue qu’en ce moment, elle aussi se trouve grosse, (Brigitte pourrait être emportée par un coup de mistral) et que Carole a, elle aussi, tendance à se faire des films dignes de meilleurs navets Bollywoodiens quand Jules tarde à répondre à ses je t’aime trop guimauveux. Alors on se reconsidère, on se ré-estime, on réalise qu’on est tous pétri de névroses et que finalement nous ne sommes pas si différents, et que c’est peut être même cela qui fait de nous ce que nous sommes. Comme si, finalement l’étalon standard avait été faussé et que tout cette affaire d’appréciation personnelle avait été déformée comme à travers un verre grossissant…

Et on rentre chez soi, après un apéro entre filles, on passe un coup de fil à son amoureux, on achète une crêpe au fromage sur le chemin du retour et on se dit que finalement, le bonheur tient à trois fois rien…

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