jeudi 7 janvier 2010

Les hommes sont des flipettes

Les hommes d’aujourd’hui sont des flipettes.
Oui, vous avez bien lu. Des flipettes, des petites lavettes, des handicapés de la testicule qui pleurent devant Moulin-Rouge et se repaissent de glaces Haagen-Daas entre flipettes. Dénaturés par une société qui leur exhorte de laisser libre cours à leur sensibilité, ils ont perdu leur identité dans un genre des plus étrange. Mi hommes-mi bébêtes, ils étonnent par leurs réactions ultra féminines tant dans leur quotidien que dans leur relation aux femmes.
Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit. Des relations aux femmes. Mais comment procède-t-on lorsque le couple XX-XY se transforme en XX-XXY? A première vue, cela s’appelle de la trisomie, mais cela serait bien méchant pour nos doubles masculins (on utilise encore ce qualificatif là, paraît-il).
Parce qu'ils sont où, nos apollons fiers et solides, ces hommes un tantinet arrogants qui nous heurtent, nous protègent, nous stabilisent, nous bouleversent, nous émotionnent et nous rassurent? Alors d’accord. Le dernier prototype de ce genre versait dans l'extrême, était un brin trop poilu, criait un peu trop fort, et broyait violemment ses adversaires rugbymen avec un enthousiasme non dissimulé. Peut être cet homme là était-il, pour le coup un peu trop éloigné de nos amis les flipettes et par la même occasion un peu trop impressionnant de masculinité. Mais souvenez-vous de l’engouement qu’il avait suscité auprès d’une gente féminine désespérément en quête de sa dose quotidienne de testostérone…

Alors, mesdames, cherchez bien car il est rare le modèle équilibré, celui prêt à assumer sa part de féminité aussi longtemps qu’elle reste couchée, là, à ses côtés, dans son lit…

mercredi 9 décembre 2009

De la difficulté d'être célibataire...

De la difficulté d'être célibataire.

Il est une chose dont on ne parle pas au sujet du célibat. Et il ne s'agit pas des samedis soirs en solo devant la trilogie du samedi ni des saint valentin qui se succèdent et que l'on passe à la laverie, juste comme ça, par esprit de provocation.
Il s'agit de la difficulté de gérer une maison (enfin un appartement de 36m² en l'occurence) toute seule. ET c'est en expérimentant qu'on apprend.... dans la douleur forcément. On apprend donc que s'il est dit qu'il faut COUPER le courant avant toute manipulation d'ordre éléctrique, c'est simplement parce que c'est juste très douloureux (voire dangeureux!) de se faire parcourir le corps par 220v... on apprend aussi des coups et des bosses, des brûlures, et des chutes. On apprend que c'est pas simple d'être une fille seule. Les femmes en couple ne se rendent pas compte de la difficulté d'installer internet, de changer une prise éléctrique et de ne pas se faire avoir par le premier technicien venu....
On maudit les ingénieurs qui ont inventé le matériel informatique qui ne fonctionne pas ou pas tout seul, et on peste quand l'interlocuteur au bout du fil vous prend pour une cruche (vous voyez le petit bouton bleu? ben vous appuyez dessus 30 secondes et on va voir ensemble si ça marche... Parce que tu crois que je t'ai attendu pour essayer???)...

Et finalement, on se dit qu'à monde à l'image des Mac, où pour remonter une prise, rétablir internet où brancher son matériel informatique on appuierait sur un bouton, ça serait pas mal du tout....

mercredi 2 décembre 2009

Le bonheur tient à trois fois rien...

Le bonheur tient à trois fois rien… Un apéro entre copines, un coup de fil à son amoureux, une crêpe au fromage sur le chemin de la maison….

Trois fois rien et tellement tout… Imaginez… Les copines non disponibles, l’amoureux qui ne répond pas et la crêpe au fromage qui vous glisse entre les doigts… Vous êtes désormais éligible au post de l’année sur le célèbre site www.vdm.fr (vie de merde.com).

Le bonheur tient à trois fois rien. Et rien de tel qu’une soirée entre filles pour percer certains des grands mystères de la psychologie humaine… Enfin, le croit-on après la troisième tournée de demi pêche … Tout médecin avant de rediriger vers un psy devrait au préalable prescrire un traitement à base de soirées entre filles hebdomadaires ! Vrai lien social, expiatoire du quotidien, la soirée entre filles agit comme la pincée de sel sur les légumes bouillis.

Elle nous permet notamment de se rassurer sur nos lubies, celles que nous n’osons pas partager, et que quelques verres d’alcool nous font raconter sans honte et avec force détails… Elle nous apaise dans nos angoisses existentielles et agit parfois mieux qu’une décennie de psychothérapie. Pourquoi ? Parce qu’au détour d’une confidence sur les petites manies de Juliette, on en oublie son nombrilisme, son symptôme de l’imposteur, son manque d’assurance. On partage ses petites histoires du quotidien et on se rend compte que non, on n’est pas seule.

On s’étonne lorsque Brigitte nous avoue qu’en ce moment, elle aussi se trouve grosse, (Brigitte pourrait être emportée par un coup de mistral) et que Carole a, elle aussi, tendance à se faire des films dignes de meilleurs navets Bollywoodiens quand Jules tarde à répondre à ses je t’aime trop guimauveux. Alors on se reconsidère, on se ré-estime, on réalise qu’on est tous pétri de névroses et que finalement nous ne sommes pas si différents, et que c’est peut être même cela qui fait de nous ce que nous sommes. Comme si, finalement l’étalon standard avait été faussé et que tout cette affaire d’appréciation personnelle avait été déformée comme à travers un verre grossissant…

Et on rentre chez soi, après un apéro entre filles, on passe un coup de fil à son amoureux, on achète une crêpe au fromage sur le chemin du retour et on se dit que finalement, le bonheur tient à trois fois rien…